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400 g de gaz là où il en fallait 960 : l'erreur qu'on a corrigée
Cinq personnes, trois jours d'hiver, et un sac qui partait avec 400 g de gaz pour un besoin de 960. Voilà d'où venait le trou, et ce qu'on a changé.
Un kit de bivouac qui manque de gaz ne prévient pas. Le réchaud s'allume, il chauffe deux repas, et le troisième soir la cartouche est vide à 1 800 m. C'est exactement ce que WildKit proposait à un groupe de cinq en hiver, et personne sur place n'aurait pu le voir venir.
Comment on calcule le gaz
Le besoin est simple : environ 40 g de gaz par jour et par personne, majorés de 60 % l'hiver, parce que faire fondre de la neige coûte plus cher que chauffer de l'eau du torrent.
Pour cinq personnes sur trois jours d'hiver, ça donne 960 g.
| Ce qu'on compte | Valeur |
|---|---|
| Par jour et par personne | 40 g |
| Coefficient hiver | 1,6 |
| Cinq personnes, trois jours | 960 g |
| Cartouches de 230 g nécessaires | 5 |
Le moteur choisit ensuite la cartouche qui couvre ce besoin en le moins d'exemplaires, et il lit la contenance dans le nom commercial, faute d'un champ dédié dans le catalogue.
Où ça cassait
Le nombre de cartouches était plafonné à quatre. Ce plafond avait l'air raisonnable : personne ne part avec dix cartouches. Mais il était exprimé en unités, pas en grammes.
Résultat : à cinq en hiver, aucune contenance du catalogue ne couvrait 960 g en quatre exemplaires ou moins. Le tri retombait alors sur son critère suivant, le prix, et retenait la plus petite cartouche du catalogue. Quatre fois 100 g.
Le sac partait avec 400 g pour un besoin de 960, et le récapitulatif affichait une ligne « gaz » verte. C'est le pire cas de figure : l'outil rassure alors qu'il se trompe.
Ce cas touchait environ 15 % des kits de plusieurs jours.
Ce qu'on a changé
Trois choses.
- Le plafond est passé des unités aux grammes : 500 g de gaz net par personne, arrondis à la cartouche supérieure. On ne coupe pas une cartouche en deux.
- Au-delà de ce plafond, le moteur ne charge plus le sac en silence : il dit d'aller se ravitailler en route, et où ça coince.
- Le gaz n'est plus compté deux fois dans le poids porté. Une cartouche de 100 g pèse 200 g sur la balance : sa coque est déjà dans le poids du produit.
Ce que ça change pour ton sac
Si tu pars seul ou à deux, rien : ton besoin tenait déjà dans une ou deux cartouches. Si tu pars à quatre ou plus, ou en hiver, le nombre de cartouches a augmenté, et le poids affiché avec lui. Il était faux avant, il est juste maintenant.
Un dernier réflexe, que le moteur ne peut pas avoir à ta place : une cartouche entamée ne se pèse pas à l'œil. Emporte-la si tu veux, mais compte-la pour vide.
Compose ta sortie et regarde la ligne « gaz » : elle te dit combien de cartouches, et pour combien de repas chauds.
Écrit par Thanaël Fontaine.